galerie Trois mois devant moi

Après neuf mois en Australie, je réalise que même si le temps passe lentement sur le moment, quand on regarde en arrière il est finalement passé vite. Le fait de faire autant de choses différentes chaque jour alimente cette impression, et il faut dire que ces trois derniers mois ont encore été vraiment très variés. Aussi bien en expériences qu’en émotions.

 🦇🐊🐪

~ Septième mois ~

Savoir bien s’entourer est difficile, même lorsqu’il s’agit d’un simple road-trip de quelques semaines. Mais malgré le souvenir humainement mitigé de ce mois, le début a été vraiment plaisant et confirme qu’on est toujours bien accompagné lorsqu’on est avec des amis.

Ma plus grosse surprise reste tout de même le rendez-vous raté avec l’image que je me faisais du désert. Les paysages ont été moins spectaculaires que ce que j’attendais, et je me rends compte que je commence à me lasser de tout ce changement. Mon cerveau demande une pause depuis un moment, et ne peut plus assimiler complètement de nouvelles découvertes.

Bien sûr, la faune reste exceptionnelle et réveille les quelques neurones qui n’ont pas succombé à la fatigue cumulée, mais je commence à avoir vraiment besoin d’une longue période de repos.

Et ce n’est pas tout de suite que je vais l’obtenir.

🐳🐨🐠

~ Huitième mois ~

Avec une variété encore difficile à croire, les événements continuent à s’enchaîner à un rythme effréné. Un court cours sur les abeilles, une journée de ski, du bateau, du snorkelling, des balades en forêt, des îles, des champs de cannes à sucre ; des pluies torrentielles, le gel, le brouillard, le froid, le chaud, le soleil sans un nuage à l’horizon ; les vêtements de montagne, les bottes en caoutchouc, l’imperméable, le short, les tongs, les lunettes de soleil.

Je ne sais plus vraiment où donner de la tête, et je remercie mon appareil photo de me permettre de réaliser après coup tout ce qui est passé sous mes yeux… En repensant à tout ça quelques semaines après, j’en ai encore le tournis.

Et ce qui me frappe le plus finalement, c’est qu’on se réhabitue très vite au confort et au fait d’avoir un lit tous les soirs. La vie de nomade n’est pas faite pour moi, et même si j’aime voyager, vraiment, j’ai besoin d’avoir un chez-moi quelque part…

🐧⛄️🐦

~ Neuvième mois ~

Dernier Etat. Même s’il reste encore trois mois, la fin du voyage australien approche et je suis rassurée de savoir que bientôt, je me pose pour deux mois entiers.

Ne pas bouger, ne plus avoir à chercher où dormir chaque soir, où prendre une douche, comment stocker de la nourriture si je fais des courses, c’est un luxe que j’ai l’impression de ne pas m’être accordé depuis très longtemps.

Et la perspective d’être à nouveau un soigneur pour quelques semaines pèse également son poids. La fatigue est à son maximum, et malgré l’investissement physique qui m’attend, je sais que je vais enfin pouvoir me reposer correctement. Reste à savoir combien de mois de repos il faudrait à mon cerveau pour se remettre à zéro, et être à nouveau capable de profiter de quelque chose à sa juste valeur…

Car je l’ai déjà expliqué mais il semble utile de le redire, je sais que ce que je vis est merveilleux, mais ce n’est pas comme ça que je le perçois. Pour moi c’est un long chemin face à moi-même, avec du soutien mais quand même de nombreuses difficultés. Une introspection aussi poussée est très éprouvante. Le chemin en question n’est pas tout rose, et même si j’expérimente certes des choses qui me rendront peut-être heureuse plus tard, j’expérimente dans le même temps toute la gamme des émotions, surtout négatives. Si ça doit faire partie du contrat, j’attends avec impatience de passer au suivant.

En tout cas, il est important de rappeler que je n’ai pas choisi l’Australie pour l’Australie. La faune est un bonus non négligeable, mais si la Suisse avait été plus loin, je serais allée en Suisse.

4 commentaires

  1. Hello, Sophie chérie !

    Prends le temps de poser tes valises quelques jours auprès des Tigres.

    Et puis, après quelques semaines, il y aura plein d’alternatives possibles qui vont se présenter à toi à l’occasion du retour du printemps. La Nouvelle zélande en est une …

    Ton combat pour la faune existe partout sur la planète et même pas très loin de la Suisse.
    On va pas se laisser influencer par quelques kilomètres …

    Tiens bon ton cap, c’est le bon ! Pour le coup de barre, « yaka fokon » manger, dormir, se changer les idées, s’amuser, et pourquoi pas, travailler, jouer et se promener.

    Bonjour à tes petites bêtes et grosses bises à toi.

    Papa

    Aimé par 1 personne

  2. Il est vrai que la sérénité, que tout un chacun recherche, est plus facilement approchable quand on est frais et dispo…
    Alors ne te prive pas de cette période de pose dans ton voyage. Prend enfin du temps aussi pour toi et tu y verras certainement plus clair.
    Garde confiance en toi surtout. Tu le mérites bien. 🙂
    Gros bisous et gros câlins ma biche. ❤

    Aimé par 1 personne

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