galerie Vacances d’hiver sous les tropiques

(Oui je sais, c’était long à venir et maintenant c’est long à lire)

Après la neige et le ski, avant la neige et les diables, l’hiver sous les tropiques !

Vacances par contre, oui et non. On n’a pas vraiment arrêté pendant ces deux semaines… Mais le principal fait marquant de ce nouveau retour dans le Queensland : être en Australie en famille.

Et l’Australie, finalement ça se mérite. Une journée de voyage et les jambes en compote, voilà l’investissement minimal pour me rejoindre.

A peine atterris, on entame par une visite de Brisbane ce séjour qui dans mes souvenirs finira par ressembler à un marathon. Autant je n’avais pas aimé la ville à mon premier passage, autant les jardins botaniques sont toujours aussi agréables. Et pour une fois, mon timing est bon, car je n’arrive ni trop tôt ni trop tard pour voir une exposition sur l’univers Marvel !

En tout cas, les touristes du moment semblent contents d’être arrivés, et ces quelques jours à Brisbane leur permettent d’apprécier les premières bizarreries de ce pays qui roule encore à gauche mais dont les passages piétons sonores font rire certains !

C’est bon, vous avez vu la ville ? Retour à l’aéroport alors. 1h30 de vol plus tard, nous arrivons au Nord du Tropique du Capricorne, dans un paysage simplement splendide. L’aéroport étant sur une île, nous prenons le ferry pour rejoindre la ville d’Airlie Beach sur le continent, et notre accueil dans l’archipel des Whitsundays sera assuré par… des baleines !

L’archipel des Whitsundays est une partie d’une très ancienne chaîne de montagnes submergée depuis des millions d’années, dont les plus hauts sommets forment maintenant 74 îles sublimes. La plupart sont à l’état sauvage, et seules 4 sont habitées. L’endroit est d’autant plus impressionnant qu’il se situe dans la Mer de Corail, au cœur de la Grande Barrière de Corail.

Parenthèse sur la Grande Barrière de Corail :

2300km de long ; 60 à 250km de large ; éloignée de 15 à 150km des côtes ; vieille de 6000 à 8000ans ; 2500 récifs ; 900 îles

Classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO et considérée comme une des sept merveilles du monde, c’est la seule construction animale visible depuis l’espace. A l’échelle de la planète, c’est le plus gros écosystème qui existe, et seuls les temples d’Angkor sont jugés plus impressionnants qu’elle.

Ce qui veut dire qu’il faudra que j’aille les visiter, car j’ai du mal à imaginer quelque chose de plus impressionnant que ça… Et pourtant je n’en ai vu qu’une infime partie. Ici aussi, il faudra que je revienne.

Revenons à nos moutons, les Whitsundays. C’était l’occasion de plusieurs « premières fois ». Première fois que nous voyions la Grande Barrière de Corail ou que nous étions dans un paysage si spectaculaire, première fois que mes parents et ma sœur faisaient du snorkelling ou qu’ils voyaient des baleines, première fois que ma sœur et moi prenions un hydravion.

C’était aussi la première fois qu’on m’offrait un cadeau d’anniversaire en avance, et je dois dire que c’était probablement le cadeau le plus fou que j’ai jamais eu. Enjoy. We did!

Sinon, je parle de baleines mais vous n’en voyez pas une nageoire, et pourtant on ne peut pas vraiment les rater ! Et là je mesure la chance qu’on a d’avoir un pilote de bateau parmi nous, car sans ça nous serions passés sans le savoir à côté d’un moment magique.

Si j’ai voulu revenir dans le Queensland à cette période, c’est à la fois pour le climat plus clément qu’en été, mais aussi car c’est la saison de migrations des baleines. Plusieurs espèces, les baleines à bosse étant les plus nombreuses, viennent jusqu’ici depuis l’Antarctique pour profiter de l’explosion de nourriture et donner naissance à leurs petits. On peut observer cette migration tout autour de l’Australie, vers le Nord avant l’hiver, puis vers le Sud.

Ici ça n’a pas loupé. Les premières silhouettes étaient là dès notre première traversée en ferry, elles étaient également sous l’hydravion, mais surtout, surtout, on les voyait au loin depuis le petit bateau que nous avons pu louer. Sans s’approcher trop près (ce qui est interdit car à la fois intrusif et dangereux pour elles), nous observions un groupe d’adultes quand nous avons entendu derrière nous un bruit étrange suivi d’un énorme splash. Là pour le coup, impossible de respecter les distances de sécurité quand ce sont les baleines qui s’approchent par derrière et viennent sauter à moins de 100m de votre bateau… Une seule solution est alors envisageable : couper le moteur et essayer de ne pas pleurer ni trop trembler pour pouvoir profiter du spectacle, car l’émotion est encore plus imposante que l’animal d’une petite trentaine de tonnes.

Changement complet de décor. Après un retour très éprouvant à l’aéroport, nous nous envolons encore plus au Nord pour rejoindre Cairns avant de partir en forêt.

Situation géographique de ces vacances : dans l’eau, la Grande Barrière de Corail ; sur terre, les Tropiques Humides du Queensland, également classés au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Parmi ces Tropiques Humides, la forêt de Daintree. Âgée de plus de 110 millions d’années, c’est une des plus vieilles forêts humides du monde et elle abrite elle aussi une faune incroyable. Le seul problème, qui en fait pourtant la beauté, la densité de la flore. La forêt abritant une des deux seules populations australiennes de casoars à casque, gros oiseau cousin de l’émeu, les trouver était le principal objectif de ma présence ici. De même que les microglosses, ces grands cacatoès noirs – rappelez-vous ma visite du zoo d’Adelaide. Pour le coup, je n’avais pas beaucoup d’espoir pour les microglosses, mais je suis déçue de ne pas avoir réussi à voir les casoars qu’on a pourtant entendus à plusieurs reprises ! Une prochaine fois. Ou ailleurs.

A défaut de casoars, nous aurons au moins vu des crocodiles ! Je suis contente de constater que lors de cette croisière, même si touristique, il n’y a visiblement pas de problème d’éthique. Le guide et pilote du bateau nous promène sur la rivière mais ne nourrit pas les crocodiles, ne les fait pas sauter comme des animaux de cirque, et donne des explications de qualité sur l’animal, sans chercher à rentrer dans le sensationnel. Très bonne pédagogie.

Et comme je n’arrête pas de le répéter, on n’a peur que de ce qu’on ne connaît pas et de ce qu’on ne comprend pas. Demandez à ma sœur. Ok elle n’irait pas les chatouiller pour autant, mais elle était quand même contente d’affronter sa croco-phobie. Je crois.

ENTRACTE

Faites une pause, allez aux toilettes, prenez un verre d’eau, nous en sommes à un peu plus de la moitié.

Allez on reprend en douceur, avec quelques étapes sur la route entre Cairns et Townsville.

L’occasion aussi de voir d’un peu plus près ces (mono)cultures de cannes à sucre qu’on voit partout depuis quelques jours. Ca va faire un paquet de sucre tout ça…

Depuis Townsville, nous prenons à nouveau un ferry, avec la voiture cette fois, pour rejoindre Magnetic Island. Le nom de l’île lui a été donné par James Cook en exploration autour de l’Australie, car elle semblait perturber la boussole de son navire.

C’est un endroit parfait pour se promener, se prendre pour une Barbie, se baigner, se reposer…

… observer les wallabies des rochers…

… ou les koalas…

… et faire des rencontres surprenantes, comme ce kookaburra sûr de ses capacités et donc absolument pas impressionné par un appareil photo ou deux. Avec un peu de patience et sans le moindre geste brusque, il était possible de l’approcher vraiment près, jusqu’à ce qu’il trouve enfin une proie à aller chasser et qu’il se désintéresse complètement de ces inutiles humains.

Revenus sur le continent, nous visitons ensuite l’aquarium de Townsville. Comme son nom l’indique, le Reef HQ Aquarium est le « quartier général » de la Grande Barrière de Corail. Encore une fois, la pédagogie est de haute qualité, et surtout l’endroit accueille un centre de soins de tortues marines. Contrairement à celui dans lequel j’ai passé deux semaines quelques mois plus tôt (sans nier la bonne volonté qui y est mise), celui-ci semble plus compétent, coopère avec d’autres centres, et ne semble pas dégager de prétention mal placée.

Quant à la visite de l’aquarium, on y expérimente vraiment la vie du récif corallien, et les rencontres entre le public et le personnel diffusent ici aussi des informations cohérentes et non sensationnelles, en plus d’enseigner la protection de l’environnement marin. Je recommande.

Restons un peu dans l’eau, mais douce cette fois. Connaissez-vous l’animal le plus énigmatique de la planète ? Il s’agit d’un mammifère, qui pond des œufs et allaite ses petits alors qu’il n’a pas de mamelles, a une sorte de bec de canard en guise de gueule, n’a pas d’estomac et doit donc se nourrir au moins 12h par jour pour avoir assez d’énergie, se nourrit sous l’eau mais doit fermer les yeux quand il plonge, et dont le mâle possède un crochet venimeux sur chaque patte arrière. J’en oublie sûrement, mais vous avez peut-être reconnu l’ornithorynque, animal fascinant et endémique de l’Australie, qui donne du fil à retordre aux scientifiques depuis fort longtemps.

Sa zone de répartition longe la côte Est, depuis le Queensland jusqu’en Tasmanie. Discret et assez craintif, il est difficile à voir dans la nature mais certains endroits sont connus pour leur observation. Nous avons donc profité d’un de ces « platypus spots » ! Personnellement, je préfère le nom anglais.

Un autre animal surprenant et difficile à voir en milieu sauvage est le dendrolague. Il s’agit d’un kangourou arboricole, dont il existe plusieurs espèces qu’on peut trouver en Australie et en Nouvelle-Guinée. Beaucoup plus petit qu’un kangourou terrestre, il se camoufle dans la densité et la hauteur de la végétation. Comme pour les ornithorynques, il existe quelques endroits connus pour en voir quasiment à coup sûr.

Je profite de l’endroit où nous en avons vu deux pour vous montrer aussi les plantations de thé qu’on a pu rencontrer. Et je ne m’attendais vraiment pas à ce que ça pousse comme ça ! Je m’attendais presque à une plante annuelle, pas ce genre de petit buisson… Comme quoi, « on n’a jamais fini d’apprendre » !

Si vous avez réussi à tout lire, tout voir, tout assimiler, vous allez comprendre à quel point nous sommes sortis épuisés de ces « vacances marathon ». Pour rappel, tout ça, nous l’avons vu en deux semaines… Mais je pense qu’on ne regrette rien, même si on a encore du mal à réaliser.

Chacun a repris sa route depuis, et de mon côté je suis arrivée en Tasmanie. Attendue depuis longtemps mais pas forcément à la hauteur de mes espérances. On verra par la suite.

10 commentaires

  1. Tu as été un guide exceptionnel pour tes parents et ta soeur ,ils ne pouvaient pas trouvé mieux ! Je comprends qu’ils soient revenus tellement émerveillés après avoir vu d’aussi beaux endroits !
    Merci Sophie pour ton merveilleux récit ,j’ai voyagé un peu avec vous !!!
    Bisous

    Aimé par 1 personne

  2. Bravo ma fille pour ton merveilleux récit et a qualité de tes images.
    Si on oublie les fauteuils de la classe éco des avions, il ne faut pas hésiter d’aller voir ces paysages, cette flore et sa faune, sans oublier la crème solaire, l’anti-moustique, un chapeau et un T-shirt de nage … Pour casser la croûe, no problem, il y a les barbecues publics et les supermarchés que tu nous as faits connaître. Bon séjour en Tasmanie avec de nouvelles découvertes et sensations.
    Have a good trip !
    ++++++ Ton père

    Aimé par 1 personne

  3. Ah, les ornithorinques ! Je ne savais pas qu’ils étaient aussi étange que ça. Je les regarderai différement maintenant !
    Superbes photos du Queensland. J’attends vraiment les vues de Tasmanie, je suis sûre que y’aura plus de cailloux !

    Aimé par 1 personne

  4. Et encore un très beau reportage mais cette fois-ci nous en avons aussi été acteurs ! 🙂
    Quelle chance d’avoir vu réellement tous ces endroits, tous ces animaux et toutes ces ambiances différentes, même si ça me paraît maintenant avoir filé à grande vitesse. C’est toujours trop rapide quand on apprécie vraiment.
    Heureusement les photos sont là et aussitôt j’ai eu l’impression d’y être. 🙂 Merveilleux… 🙂
    Merci ma chérie et gros bisous.

    Aimé par 1 personne

  5. Alors à quand la visite des temples d’Angkor pour voir s’ils sont vraiment plus impressionnants que la grande barrière de corail ???
    Toujours autant de plaisir à relire tes reportages et revoir tes magnifiques photos ! Je rêve !!!

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