discussion Trois mois avec moi

~ DĂ©jĂ  six mois – Enfin six mois ~

Je navigue entre les deux.

De mĂȘme que pour l’article prĂ©cĂ©dent sur Perth, Jane Goodall et les quokkas, j’ai quelques jours de retard, mais ça fait bien six mois que je suis en Australie.

Il est temps de reprendre oĂč je m’étais arrĂȘtĂ©e il y a trois mois avec un bref bilan des semaines suivantes.

Je profite aussi de l’instant pour publier une nouvelle page sur le blog, consacrĂ©e Ă  ma bucket list. Faites-y un tour pour comprendre de quoi je parle.

* Spoiler alert – vous n’ĂȘtes pas encore au courant de tout ! *

🐱🐿🐹

~ QuatriĂšme mois ~

Le temps est passĂ© Ă  toute vitesse en ce mois d’avril. Entre le dĂ©part de la ferme, le retour dans le Queensland et le dĂ©but de la Great Ocean Road, mon programme et ma tĂȘte Ă©taient bien occupĂ©s.

Les nouvelles expĂ©riences se sont enchaĂźnĂ©es presque aussi vite que les paysages, mais une part de remise en question permanente rĂ©sistait encore et toujours Ă  l’envahisseur DiversitĂ©.

Il se trouve aussi que je traĂźne depuis un moment un cocktail dĂ©primant de sensation de vide, de tristesse, de lassitude et d’envie de rien. Profiter du moment prĂ©sent n’est donc pas une option envisageable, et je fais tout mon possible pour avoir de bons souvenirs vers lesquels revenir plus tard.

🐧🐂🐬

~ CinquiĂšme mois ~

Avec la reprise de la route et du voyage, un sentiment trĂšs confus s’est installĂ©. J’avais Ă  la fois l’impression d’avoir plus de courage, et en mĂȘme temps, encore moins de confiance en moi, ce qui est lĂ©gĂšrement dĂ©stabilisant.

Mais le point positif est que j’assume peut-ĂȘtre enfin pleinement qui je suis, ce que je suis, et les valeurs qui me tiennent Ă  coeur.

Je voyage cependant avec une corde qui me retient et me tire constamment en arriĂšre, vers la France. Avec toutes mes dĂ©fenses psychologiques au plus bas, lutter contre cette corde est fatiguant, et amĂšne le sentiment d’ĂȘtre perdue et d’ĂȘtre en fuite constante.

Pendant ce temps, certaines choses s’éclaircissent et s’affirment : j’aperçois une sorte d’organisation pour les prochaines semaines, qui bientĂŽt se transformera en un plan jusqu’à la fin de l’annĂ©e ; ce que je vis est plus un pĂ©lerinage Ă  l’intĂ©rieur de moi-mĂȘme qu’un voyage au bout du monde ; je ne veux pas de deuxiĂšme visa en Australie et j’irai donc directement en Nouvelle-ZĂ©lande Ă  la fin de celui-ci.

🐋🐭🐡

~ SixiĂšme mois ~

Un changement de taille apparaĂźt, je change de moitiĂ© de pays. La grande aventure du dĂ©part vers l’Ouest demande un temps de rĂ©flexion plus approfondi qu’un simple road-trip sur la cĂŽte Est, et la panique facile des australiens n’est pas lĂ  pour aider. On m’annonce un trajet Ă©norme, Ă©prouvant, qu’ils ne referaient pour rien au monde.

L’avantage, c’est que tout me passe au dessus. Je suis dans un Ă©tat d’esprit tellement loin de la rĂ©alitĂ© que rien de tout ça ne me fait peur. La seule chose qui m’inquiĂšte est de prendre le risque de partir avec des regrets, et je suis rassurĂ©e de pouvoir enfin organiser les grandes lignes de la suite du voyage.

Une impression Ă©trange fait Ă©galement son apparition, l’impression Ă  chaque changement de paysage que je dĂ©couvre les couleurs comme si je les voyais pour la premiĂšre fois, comme si jusque lĂ  je voyais en noir et blanc. Impossible pour mes yeux et mon cerveau de se reposer, ils ont trop de choses Ă  assimiler.

Le poids de la solitude

Le poids de la solitude est quelque chose que j’avais complĂštement sous-estimĂ© en partant.

Il ne s’agit pas juste d’ĂȘtre seule, il s’agit d’ĂȘtre seule pour tout. Pour conduire, pour se distraire, pour penser Ă  toujours avoir assez d’eau, de nourriture, d’essence et d’espĂšces, pour trouver oĂč dormir, pour dĂ©cider oĂč aller, quoi faire, quand.

Il est impossible de lĂącher prise, car tout s’arrĂȘterait. Mais parfois j’aimerais que tout s’arrĂȘte. Parfois je ne sais plus ce que je fais lĂ , j’oublie pourquoi je suis partie, et je ne comprends pas pourquoi je me force Ă  rester. Puis je croise le regard d’un pĂ©lican, et je me souviens.

7 commentaires

  1. Sophie ma GRANDE . Quel courage et quelle persĂ©vĂ©rance ! MalgrĂ© ton immense solitude et tous les ennuis auxquels tu dois faire face tu n’as jamais refait marche arriĂšre ! Tu es une fille FORMIDABLE .Ton pĂšlerinage au plus profond de toi te sera salutaire !
    Tu peux ĂȘtre trĂšs, trĂšs FIERE de toi .
    Je t’aime trĂšs fort ma petite GRANDE fille .
    Mamie

    Aimé par 1 personne

  2. Tu as une telle facilitĂ© pour trouver les mots justes et dire les choses telle qu’elles sont sans les changer, sans dire ce que les gens aimeraient entendre…tu es authentique et c’est une qualitĂ© admirable…
    Ta solitude m’a serrĂ© le coeur ma Soso…
    Fais ce que tu veux et ne t’occupes pas de ce que nous et les autres pourraient penser ou souhaiter pour toi.
    Ce chemin te mĂšnera Ă  TOI….et tu sauras vraiment qui tu es et ce que tu vaux.
    C’est un privilĂšge rare que bien peu de personnes ont…

    Je t’embrasse trĂšs trĂšs fort !!

    Aimé par 1 personne

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